Installer son propre serveur web (part.1)

Publié par Th. Barrault dans: Computing | HowTo | Techniques informatiques

Le 7 mai 2009, modifié le 11 juin 2009 à 23 h 06 min, 536 visites

 

Installation et administration d’un serveur WEB sous FREEBSD

 
 
Chapitres « Installer son propre serveur web »

 

Avant propos

Nous allons utiliser FreeBSD dans sa version 7.2 pour réaliser cette étude de cas. Une présentation du système d’exploitation s’impose avant de rentrer dans la partie pratique.

Présentation de FreeBSD

FreeBSD est un système d’exploitation UNIX libre. Le nom vient de l’association d’une part de free qui signifie Ă  la fois libre (libertĂ©) et gratuit dans l’anglais courant, et d’autre part de BSD (Berkeley Software Distribution), l’UNIX® dĂ©veloppĂ© Ă  l’UniversitĂ© Berkeley de Californie. Free prend un sens plus connotĂ© dans ce nom : il signifie que le logiciel peut ĂŞtre utilisĂ© gratuitement mĂŞme pour un usage commercial, que les sources complètes sont disponibles et utilisables avec un minimum de restrictions quant Ă  leur usage, leur distribution et leur incorporation dans un autre projet (commercial ou non), et enfin que n’importe qui est libre de soumettre son code source pour enlever un bogue (bug) ou amĂ©liorer le logiciel, ce code Ă©tant incorporĂ© aux sources après accord.

L’objectif du projet FreeBSD est de fournir un logiciel pour n’importe quelle utilisation, ce avec le moins de restrictions possibles.

Historiquement les dĂ©veloppeurs se sont focalisĂ©s pendant un temps sur la plate-forme i386 au sens large (x86) et les performances, c’est-Ă -dire les temps de rĂ©ponses du système pour n’importe quelle sollicitation. Actuellement, FreeBSD est utilisable et supportĂ© par la communautĂ© sur un grand nombre de plate-formes : Alpha (HP/Compaq - en cours d’abandon), AMD64, ARM, i386 (architecture i386 ou x86, incluant les Pentium®), ia64 (la famille de processeurs Intel Itanium® et Itanium® 2), MIPS, PC98 (architecture NEC PC-98×1), PowerPC®, SPARC (architecture UltraSPARC® de Sun Microsystem) et XBox.

FreeBSD offre des possibilités avancées en termes de réseau, performance, sécurité et compatibilité. Il y a notamment une compatibilité binaire Linux et Windows NT (XP inclus) (source : freeBSD.org).

Le système d’exploitation FreeBSD

FreeBSD est un système d’exploitation Ă  part entière qui comprend le noyau, une partie utilisateur, et les sources. Les programmes ne faisant partie de FreeBSD comme Apache et Firefox sont dans le système de ports. Les logiciels important comme le serveur graphique X11, les gestionnaires de fenĂŞtres comme KDE et FluxBox sont intĂ©grĂ©s comme packages (port prĂ©compilĂ©) dans les cĂ©dĂ©roms de publication de FreeBSD. FreeBSD est publiĂ© en grande majoritĂ© sous licence BSD, et sous licence GPL (GNU General Public Licence). Les sources protĂ©gĂ©es par la licence GPL sont dans un rĂ©pertoire sĂ©parĂ© (source : freeBSD.org).

Les ports FreeBSD

Il s’agit d’une des grandes forces de FreeBSD. Chaque port est un ensemble de fichiers informatifs prĂ©cisant oĂą trouver les sources d’une application, Ă©ventuellement quelles corrections apporter, comment compiler, et quels sont les programmes ou bibliothèques dont l’application dĂ©pend (ces programmes et bibliothèques sont simplement appelĂ©es dĂ©pendances).

Par extension, un port est une application portĂ©e sur FreeBSD. Il y a plus de 15000 ports l’Ă©tĂ© 2006. Chaque port peut ĂŞtre installĂ© sous forme binaire ou package (système Ă©quivalent aux fichiers .rpm, .deb, etc. des distributions Linux) ou compilĂ© depuis les dernières sources (Ă©quivalent des pkgsrc de NetBSD). Le système est fait de telle manière qu’avec une seule commande, les sources de l’application et des dĂ©pendances sont tĂ©lĂ©chargĂ©es, compilĂ©es et installĂ©es sur le système d’exploitation.

Depuis avril 2006, l’environnement Java de Sun Microsystems est disponible pour les plateformes PC 32bits (Java Runtime Environment/JRE et Java Development Kit/JDK) en version 1.5. La fondation FreeBSD a nĂ©gociĂ© une licence auprès de Sun Microsystems pour une distribution prĂ©compilĂ©e de cet environnement (source : freeBSD.org).

Prérequis

L’étude de cas porte sur la mise en production d’un serveur web de type « A.M.P » (Apache, MySQL, PHP) ; l’ensemble est complété par tous les outils de gestion pour administrer ce serveur dans un réseau local domestique ou professionnel. Ce serveur est ouvert à l’extérieur et utilise les connexions Internet du marché. Le serveur pourra être aussi protégé par un firewall de bas niveau, bloquant ainsi les attaques « brute force ».

Les prérequis sont les suivants :

• disposer d’un serveur Ă  base d’architecture X86 ou SPARC

• disposer d’une connexion Internet

• disposer des supports d’installation de FreeBSD (support CDRom de prĂ©fĂ©rence)

Objectifs

Les objectifs de cette étude sont les suivants :

• disposer d’un serveur web opĂ©rationnel Ă©quipĂ© d’APACHE2, MySQL5 et de PHP5

• disposer de tous les outils d’administration pour gĂ©rer le serveur en local ou Ă  distance

• permettre d’hĂ©berger des sites web basĂ©s sur langages : HTML, PHP, XML, PERL

• permettre de transfĂ©rer et d’échanger des fichiers selon plusieurs protocoles : FTP, SMB

• disposer d’une solution gratuite

• pourvoir mettre Ă  jour facilement les composants logiciels

Accessoirement :

• protĂ©ger le serveur d’attaques extĂ©rieures et gĂ©rer des « blacklists »

• permettre Ă  ce serveur d’être intĂ©grable dans un rĂ©seau domestique en totale transparence

Le réseau pourrait être organisé de la manière suivante:

Architecture réseau

Installation de FreeBSD

Nous allons suivre simplement la procédure d’installation standard documentée par FREEBSD disponible sur le site http://www.freebsd.org/doc/ ; ce chapitre reprend l’essentiel de l’installation de base de la version FreeBSD 7.xx (source : freeBSD.org).

Recommandations

Si l’ordinateur sur lequel vous allez installer FreeBSD contient des donnĂ©es importantes alors assurez-vous que vous les avez sauvegardĂ©es, et que vous avez testĂ© ces sauvegardes avant d’installer FreeBSD. Le programme d’installation de FreeBSD vous sollicitera avant d’Ă©crire sur votre disque, mais une fois que ce processus aura Ă©tĂ© lancĂ©, il ne pourra ĂŞtre annulĂ©.

Organisation des disques sous FreeBSD

Le disque d’un PC peut ĂŞtre divisĂ© en portions indĂ©pendantes. Ces portions sont appelĂ©es partitions. Comme FreeBSD possède en interne Ă©galement des partitions, cette appellation peut rapidement ĂŞtre une source de confusion, aussi ces portions de disque sont appelĂ©es « tranches de disque » (disk slices) ou tout simplement tranche (slice) sous FreeBSD. Par exemple, l’utilitaire FreeBSD fdisk qui agit sur les partitions PC, fait rĂ©fĂ©rence aux slices plutĂ´t qu’aux partitions. De par sa conception le PC ne supporte que quatre partitions par disque. Ces partitions sont appelĂ©es partitions primaires. Pour contourner cette limitation et autoriser plus de quatre partitions, un nouveau type de partition a Ă©tĂ© créé, la partition Ă©tendue. Un disque ne pourra contenir qu’une seule partition Ă©tendue. Des partitions spĂ©ciales, appelĂ©es partitions logiques, peuvent ĂŞtre créées Ă  l’intĂ©rieur de la partition Ă©tendue.

Chaque partition a un identifiant de partition, qui est un nombre utilisĂ© pour identifier le type de donnĂ©e prĂ©sent sur la partition. Les partitions de FreeBSD ont l’identifiant 165.

En gĂ©nĂ©ral, chaque système d’exploitation que vous utilisez identifiera les partitions d’une manière particulière. Par exemple, DOS, et ses descendants, comme Windows, associe Ă  chaque partition primaire et logique une lettre appelĂ©e lecteur, en commençant avec « C: ».

FreeBSD doit ĂŞtre installĂ© sur une partition primaire. FreeBSD peut conserver toutes ses donnĂ©es, y compris tous les fichiers que vous crĂ©ez, sur cette partition. Cependant, si vous avez de multiples disques, alors vous pouvez crĂ©er une partition FreeBSD sur tous ou certains d’entre eux. Quand vous installez FreeBSD, vous devez avoir une partition disponible. Cela pourrait ĂŞtre une partition vierge que vous avez prĂ©parĂ©e, ou une partition existante qui contient des donnĂ©es dont vous n’avez plus besoin.

Si vous utilisez dĂ©jĂ  toutes les partitions sur tous vos disques, alors vous devrez libĂ©rer l’une d’elle pour FreeBSD Ă  l’aide des outils fournis par les autres systèmes d’exploitation (e.g. fdisk sous DOS ou Windows).

Si vous avez une partition disponible alors vous pouvez l’utiliser. Cependant, vous aurez peut ĂŞtre besoin de diminuer une ou plusieurs de vos partitions existantes en premier lieu.

Une installation minimale de FreeBSD prend aussi peu que 100 Mo d’espace disque. Cependant c’est vraiment une installation minimale, ne laissant presque aucun espace pour vos propres fichiers. Un minimum plus rĂ©aliste est 250 Mo sans environnement graphique, et 350 Mo ou plus si vous dĂ©sirez une interface graphique. Si vous avez l’intention d’installer beaucoup d’applications alors vous aurez besoin de plus d’espace.

Vous pouvez utiliser un outil commercial comme PartitionMagic® ou un outil libre comme GParted pour redimensionner vos partitions et faire de la place Ă  FreeBSD. Le rĂ©pertoire tools sur le CDROM contient deux logiciels libres qui peuvent se charger de cette tâche, FIPS et PResizer. La documentation pour deux de ces programmes se trouve dans le mĂŞme rĂ©pertoire. FIPS, PResizer, et PartitionMagic peuvent redimensionner les partitions FAT16 et FAT32, utilisĂ©es sous MS-DOS® jusqu’Ă  Windows ME. Les logiciels PartitionMagic et GParted fonctionne Ă©galement avec les partitions NTFS. GParted est disponible sur plusieurs CD Live Linux, comme SystemRescueCD.

Des problèmes ont Ă©tĂ© rapportĂ©s concernant le redimensionnement des partitions Microsoft® Vista. Il est recommandĂ© d’avoir un CDROM de Vista sous la main quand l’on tente une telle opĂ©ration. Comme pour toute tâche de maintenance des disques, il est fortement conseillĂ© de disposer d’un ensemble de sauvegardes Ă  jour.

Attention - une utilisation incorrecte de ces outils peut dĂ©truire les donnĂ©es sur votre disque. Soyez sĂ»r d’avoir des sauvegardes rĂ©centes avant d’utiliser ces outils.

Préparer l’installation

Si vous démarrez depuis le CDRom, alors vous devrez allumer votre ordinateur et insérer le CDRom à la première occasion. Si vous démarrez depuis le CDRom, vous verrez des messages similaires à ceux de la figure 1.0 :

Figure 1-0. Boot
figure 1-0

Chargeur

Que vous démarriez à partir de disquettes ou de CDRom, le processus de démarrage vous amènera au menu du chargeur FreeBSD ; Attendez dix secondes, ou appuyez sur Entrée.

Figure 1-1. Menu du chargeur FreeBSD

Booting from CD-Rom...
CD Loader 1.2
Building the boot loader arguments
Looking up /BOOT/LOADER... Found
Relocating the loader and the BTX
Starting the BTX loader
BTX loader 1.00 BTX version is 1.01
Console: internal video/keyboard
BIOS CD is cd0
BIOS drive C: is disk0
BIOS drive D: is disk1
BIOS 639kB/261120kB available memory
FreeBSD/i386 bootstrap loader, Revision 1.1
Loading /boot/defaults/loader.conf
/boot/kernel/kernel text=0x64daa0 data=0xa4e80+0xa9e40 syms=[0x4+0x6cac0+0x4+0x88e9d]

Détection du matériel

Le système va dans un premier temps dĂ©tecter tous les pĂ©riphĂ©riques prĂ©sents et les afficher Ă  l’écran (figure 1-2). Ces messages pourront ĂŞtre consultĂ©s ultĂ©rieurement nĂ©anmoins, vĂ©rifiez soigneusement les rĂ©sultats de la dĂ©tection pour s’assurer que FreeBSD a trouvĂ© tous les pĂ©riphĂ©riques que vous attendiez. Si un pĂ©riphĂ©rique n’a pas Ă©tĂ© trouvĂ©, alors il ne sera pas affichĂ©.

Figure 1-2. Résultats typiques de la détection du matériel

avail memory = 253050880 (247120K bytes)
Preloaded elf kernel "kernel" at 0xc0817000.
Preloaded mfs_root "/mfsroot" at 0xc0817084.
md0: Preloaded image  /mfsroot  4423680 bytes at 0xc03ddcd4
md1: Malloc disk
Using $PIR table, 4 entries at 0xc00fde60
npx0: math processor on motherboard
npx0: INT 16 interface
pcib0:  Host to PCI bridge on motherboard
pci0:  PCI bus on pcib0
pcib1: VIA 82C598MVP (Apollo MVP3) PCI-PCI (AGP) bridge  at device 1.0 on pci0
…

Remarque - le récapitulatif système peut être affiché à la suite de la commande dmesg sous le shell FreeBSD.

Veillez aussi à connaître la configuration exacte de votre machine pour une prise en charge du multiprocesseur ou pas.

Remarque - dans la version 7.2 de FreeBSD, le support SMP (multiprocesseurs) est automatiquement pris en charge.

Sélection du pays

Pour FreeBSD 7 et les versions suivantes, après la dĂ©tection des pĂ©riphĂ©riques, vous verrez l’Ă©cran correspondant au choix du pays (figure 1-3). Utilisez les touches flĂ©chĂ©es pour choisir le pays France. Appuyez ensuite sur la touche EntrĂ©e, pour sĂ©lectionner le clavier français avec accents (figure 1-4).

Figure 1-3. Menu de sélection du pays
figure 1-3

Figure 1-4. Sélection du clavier
figure 1-4

Une fois le pays et le clavier choisis, vous arrivez au menu principal de SYSINSTALL (figure 1-5).

Figure 1-5. Le menu SYSINSTALL
figure 1-5

L’utilitaire SYSINSTALL est l’application d’installation fournie par le projet FreeBSD. C’est une application pour la console qui est divisĂ©e en un certain nombre de menus et d’Ă©crans que vous pouvez utiliser pour configurer et contrĂ´ler le processus d’installation. Le système de menu de SYSINSTALL est contrĂ´lĂ© Ă  l’aide des touches flĂ©chĂ©es, EntrĂ©e, Tab, Espace et d’autres touches. Une description dĂ©taillĂ©e de ces touches, et de ce qu’elles font, se trouve dans les informations d’utilisation de SYSINSTALL. Pour voir ces informations, sĂ©lectionnez USAGE dans le menu. Après les avoir lues, appuyez sur EntrĂ©e pour revenir au menu principal.

Vous pouvez quitter l’installeur Ă  partir de ce menu principal. Utilisez les touches flĂ©chĂ©es pour sĂ©lectionner l’option de sortie (ou pressez X dans le menu principal d’installation). Le message suivant apparaĂ®tra :

User Confirmation Requested
Are you sure you wish to exit? The system will reboot
(be sure to remove any floppies/CDs/DVDs from the drives).
[ Yes ]    No

Remarque - le programme d’installation redĂ©marrera Ă  nouveau si le CDRom est restĂ© dans le lecteur et que [ Yes ] est sĂ©lectionnĂ©.

Changement de CD

Avant d’aller plus loin dans le déroulement de l’installation, insérez le CDRom « Disk 1 » dans le lecteur car il arrive parfois que l’ejection automatique du CDRom ne se fasse pas correctement lors du déroulement de l’installation.

Attention - Le changement de CDRom se fait à cette étape ; remplacez le CDRom de « Boot only » par le CDRom « Disk1 » ; c’est important pour continuer l’installation.

Personnaliser l’installation

Voici la phase d’installation de FreeBSD proprement dite avec SYSINSTALL en mode personnalisé (figure 1-6). Sélectionnez l’option CUSTOM dans le menu et appuyez sur Entrée.

Figure 1-6. SĂ©lection de l’entrĂ©e CUSTOM dans le menu principal de SYSINSTALL.
figure 1-6

Effectuer le partitionnement

Depuis le menu secondaire CUSTOM (figure 1-7), sélectionnez PARTITION avec les touches fléchées et appuyez sur Entrée.

Figure 1-7. Sélectionner le menu de partitionnement
figure 1-7
Dans un premier temps, il faudra procéder au formattage du disque principal de boot. Pressez la touche C pour créer l’espace principal à formatter (figure 1-8).

Figure 1-8. Espace requis pour le disque
figure 1-8
Validez avec la touche Entrée et indiquez le type de partionnement ; indiquez 165 et validez avec Entrée pour le type FreeBSD standard (figure 1-9).

Figure 1-9. Type de partitionnement
figure 1-9
La nouvelle partition apparaît simplement dans la liste (figure 1-10); il suffit de presser Q pour enregistrer et quitter le partitionnement du disque. Nous procéderons ensuite au découpage des points de montage.

Figure 1-10. Partition du disque principal
figure 1-10

Choix du gestionnaire de boot

L’installeur demande ensuite de choisir le gestionnaire multi-boot pour le disque principal (figure 1-11) ; laissez BOOTMGR et appuyez sur Entrée.

Figure 1-11. Sélectionner le gestionnaire de boot
figure 1-11
Une fois le gestionnaire de boot sélectionné, vous revenez sur le menu secondaire CUSTOM. Choisissez l’option LABEL pour créer les points de montage ou partitions logiques (figure 1-12).

Figure 1-12. Sélectionner le partitionnement logique
figure 1-12

Partitions logiques et points de montage

Une fois l’option LABEL sélectionnée, procédez au partitionnement logique (points de montage) du disque principal ; l’écran apparaît vide de toute partition (figure 1-13). Pressez C pour commencer à créer le premier point de montage.

Figure 1-13. Créer les partitions logiques ou points de montage
figure 1-13
Presser la touche « C » pour créer la partition et indiquez la taille ; dans l’exemple on précise 700M pour 700 mégaoctets (figure 1-14)…

Figure 1-14. Indiquer la taille de la partition
figure 1-14
Choisissez le type FS pour préciser que c’est un « file system » (figure 1-15); validez en pressant Entrée.

Figure 1-15. Indiquer le type de partition
figure 1-15
Tapez le nom du point de montage (cf. partitions UNIX standardisées) ; dans notre exemple, nous indiquons le point de montage / (figure 1-16); validez en pressant Entrée.

Figure 1-16. Indiquez le point de montage
figure 1-16
Répétez l’opération de création autant de fois nécessaires qu’il y a de points de montage ; validez en pressant Q pour finir et enregistrer la liste affichée (figure 1-17).

Figure 1-17. Les points de montages incluant la swap
figure 1-17
Pour notre étude de cas, nous privilégions les partitions « / », « /var » et « /u ».

• La partition « / » est essentielle et permet d’installer tout le système ainsi que les applications.
• La partition « /var » permet d’y enregistrer tous les rĂ©pertoires mouvants tels que les sites web, les bases de donnĂ©es, les logs, …
• La partition « /u » est importante ; elle permet d’isoler le stockage annexe par exemple les « uploads » des sites web ou les applications additionnelles.
• La partition « swap » est en gĂ©nĂ©ral 2 fois supĂ©rieure Ă  la RAM ; on respecte cette convention mais il faut avouer que c’est un peu surdimmensionnĂ© lorsque les machines sont Ă©quipĂ©es de beaucoup de RAM. Dans le cas d’un machine Ă©quipĂ©e d’un système RAID, seul un disque apparaĂ®t alors il faut adapter le partitionnement et limiter le dĂ©coupage.

Exemple de partitionnement non RAID :

En prenant 2 disques de « 36go » (sur système non RAID) et en ayant « 1go » de mémoire, le partitionnement retenu est le suivant :

Disque, Point de montage, FS,Taille en Mo (M)

0		/	fs	12000M (soit 12go)
0		Swap	swap	2000M (soit 2go)
0		/var	fs	12000M (soit 12go)
1		/u	fs	36000M (totalité du disque)

Exemple de partitionnement en RAID 1 :

En prenant 2 disques de « 18go » (sur système RAID-1) et en ayant « 1go » de mémoire, le partitionnement retenu est le suivant :

Disque, Point de montage, FS,Taille en Mo (M)

0		/		fs	6000M (soit 6go)
0		Swap		swap	2000M (soit 2go)
0		/u		fs	9300M (soit 9go)

Distribution FreeBSD

De retour au menu secondaire CUSTOM, choisissez l’option DISTRIBUTIONS pour installer le système d’exploitation proprement dit ainsi que les paquettages logiciels. Appuyez sur Entrée pour choisir le type de distribution (figure 1-18).

Figure 1-18. Choix de la distribution FreeBSD
figure 1-18
Pour notre étude de cas, nous choisirons la distribution USER (figure 1-19) qui permet d’avoir la majorité des composants essentiels à notre installation tels que la base, le kernel, les dictionnaires, la documentation, les manuels et les ports. Pressez la touche Espace pour sélectionner la distribution puis revenir au menu précédent en sélectionnant l’option EXIT.

Figure 1-19. Choix de la distribution USER
figure 1-19
Remarque - une fois toutes les opérations précédemment effectuées, vous pouvez revenir au menu principal SYSINSTALL pour commencer l’installation de FreeBSD.

Choix du média

De retour au menu principal SYSINSTALL, choisissez l’option MEDIA (figure 1-20) pour choisir le support d’installation ; dans la plupart des cas, c’est le CDRom. Appuyez sur Entrée pour sélectionner le type de média.

Figure 1-20. Choix du média d’installation
figure 1-20
Sélectionnez le média désiré (figure 1-21) et appuyez sur la touche Entrée.

Figure 1-21. Choix du média CD/DVD
figure 1-21

Validation de l’installation

De retour au menu principal SYSINSTALL, choisissez l’option COMMIT (figure 1-22) pour lancer l’installation. Pressez la touche Entrée pour valider les choix effectués et faire l’installation physique du système d’exploitation sur le disque principal.

Figure 1-22. Lancement de l’installation
figure 1-22
Un message d’avertissement s’affiche avant le lancement définitif de l’installation pour indiquer que toutes les données présentes sur disque seront perdues. Pressez la touche Entrée pour lancer la procédure.

 

Dans la deuxième partie de cet article, nous verrons comment paramĂ©trer le système d’exploitation FreeBSD (Post-installation) et adapter son environnement de travail avec les ports qui offrent toute une suite d’applications OpenSource.

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